
Sophie et Marc, la cinquantaine, cadres en Île-de-France, avaient trouvé la maison familiale qu'ils cherchaient depuis des mois — mais leur appartement actuel n'était pas encore vendu.
La situation initiale
Le bien coup de cœur ne les attendrait pas indéfiniment, mais Sophie et Marc refusaient de s'engager sur un montage qui les exposerait à payer deux mensualités pleines en même temps, le temps que la vente se fasse. Leur crainte : soit perdre la maison en attendant, soit se mettre en tension financière pour la sécuriser.
La stratégie mise en place
Premier travail : une estimation réaliste — pas optimiste — de la valeur de revente de leur appartement, pour bâtir le montage sur un chiffre solide plutôt que sur un espoir. Sur cette base, mise en place d'un prêt relais en franchise totale : pendant la période de vente, seule l'assurance décès-invalidité était à régler, le capital et les intérêts du relais restant dus au moment de la vente. Ce relais a été adossé à un prêt amortissable classique pour financer la différence de prix entre les deux biens. Nous avons mis les banques en concurrence pour obtenir la meilleure quotité et fixé une durée de relais avec une marge de sécurité, au cas où la vente prendrait plus de temps que prévu.
Le résultat
La maison a été sécurisée sans attendre la vente de l'appartement. Celui-ci s'est vendu en 7 mois, dans la fourchette estimée au départ. Le prêt relais a été soldé à la vente, sans avoir eu besoin de prorogation. Pendant toute la période de transition, Sophie et Marc n'ont eu à assumer que l'assurance du relais et la mensualité du nouveau prêt — un budget qu'ils avaient validé dès le départ, sans mauvaise surprise.
Chaque situation est différente : ce cas illustre un mécanisme, pas un résultat garanti. La quotité, la durée et le montage adaptés à votre projet dépendent de votre bien, du marché local et de votre situation.